
Pour cela, plusieurs axes sont à l’étude :
- La simplification des obligations légales et fiscales qui ne sont pas adaptées à ces entreprises qui consomment beaucoup d’énergie et de ressources pour y faire face.
- La réduction des délais de paiement supportés par les PME qui, en augmentant leur besoin en fonds de roulement, bride leurs capacités de développement. L’argent étant dehors (i.e. chez les clients), il est impossible d’investir pour se développer.
- Une meilleure solidarité économique avec les grandes entreprises et les grands donneurs d’ordres.

Le même constat peut être fait sur le zèle de certaines à délocaliser des unités de production ou des fonctions support pour un coût de façade certes moindre, mais finalement supérieur lorsque tous les coûts cachés (dysqualité, complexification, coûts cachés en cascade…) sont pris en compte.
Une loi de plus pour les PME et les délais de paiement
L’intention est bonne, comme d’habitude… . Espérons cependant que cette loi sera accompagnée d’un volet visant à faire évoluer la culture et les pratiques commerciales entre entreprises. Une nouvelle loi allant dans le bon sens serait en effet un bon marche pied à une campagne de sensibilisation aux enjeux majeurs de la gestion du poste client des entreprises et des outils à leur disposition.Cela permettrait de combattre les nombreuses idées préconçues concernant les délais de paiement, le credit management et le recouvrement de créances qui font qu’une loi seule ne peut résoudre le problème.

Alors, messieurs les ministres, messieurs les députés, allez au-delà de la publication d’une nouvelle loi. La France est certainement championne du monde des lois publiées mais non appliquées, notamment concernant les délais de paiement et sujets connexes.